We apologize this page has not been translated yet. You can use this tool to browse our website in any language.

Produit tous les deux ans, le Baromètre RSE de la HEG-Genève permet de mesurer les changements des pratiques de durabilité et de décarbonation des PME genevoises. Réalisé par des étudiant-es, cette étude s’est faite en collaboration avec la plateforme intercantonale CleantechAlps.

Incertitudes économiques, politiques ou sociales. Qu’en est-il de la durabilité dans ce contexte? Réalisé tous les deux ans, le Baromètre RSE de la HEG-Genève permet de mesurer et d’étudier la réalité du terrain auprès des entreprises genevoises. Cette étude se base sur deux types de données: des entretiens qualitatifs conduits par les étudiant-es de Bachelor en orientation Management durable de la HEG-Genève et les résultats d’un sondage de la plateforme intercantonale CleantechAlps. L’analyse de ces données montre que malgré les incertitudes, les changements de pratiques se confirment avec un engagement à la hausse. 

Des pratiques nuancées

Le management durable et la gouvernance responsable s'imposent comme des leviers de résilience, plutôt que des contraintes supplémentaires. Ces éléments constituent des réponses structurelles à un environnement incertain. « Toutefois, entre l'intention et la pratique, l'écart peut être considérable. Il ne suffit plus d'afficher des valeurs ou de signer des engagements: les organisations sont désormais attendues sur la réalité de leurs actions, la transparence de leurs pratiques et leur capacité à mesurer leurs progrès », détaille Barbara Chastellain-Fanti, qui encadrait le groupe étudiant-es en charge du Baromètre.

Lors des entretiens, certains répondant-es ont fourni deux notes distinctes, révélant une conscience claire de l'écart qui peut exister entre le positionnement formel de leur entreprise et la réalité opérationnelle. Par ailleurs, si en deux ans le taux d’entreprises communiquant sur leurs pratiques RSE est passé de 78 à 82%, certaines personnes précisent: « On ne communique pas forcément sur la RSE, mais on communique sur ce qui est fait dans le cadre de notre stratégie. » Parmi ces actions, les plus citées sont le tri des déchets, la mobilité douce (train, vélo, abonnements CFF), les énergies renouvelables et la sensibilisation numérique (Digital Clean up Days). En se focalisant sur des activités en lien avec l’entreprise même, ces exemples reflètent également la tendance selon laquelle les entreprises peinent à mesurer leurs impacts indirects.

Une méthode propre au contexte genevois

Pour récolter ces informations, une équipe de sept étudiant-es de la HEG-Genève a mené des entretiens sous la supervision d’une équipe de recherche spécialisée dans le domaine du management durable. Conduits en avril et mai 2026, ces entretiens ont touché seize entreprises ayant leur siège dans le canton, de différentes tailles et issues de secteurs variés.

Un questionnaire élaboré par les étudiant-es dans le cadre du projet a permis de conduire les entretiens en structurant les échanges autour de plusieurs dimensions de la RSE, notamment la gouvernance, les pratiques sociales, les enjeux environnementaux avec un focus sur la décarbonation, les relations avec les parties prenantes, ainsi que les difficultés et les leviers rencontrés dans la mise en place d’actions concrètes. « Cette approche a permis d’identifier certaines tendances communes, mais aussi des différences importantes selon la taille, le secteur ou le niveau de maturité des organisations en matière RSE », conclut un des étudiants qui a produit l’étude 2026.

 

Plus d’informations